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SugarCRM – Utilisation des « namespaces » PHP dans Sugar 7

Par Yann B. le 11 août 2016

Lorsque l’on souhaite aller plus loin dans le développement d’importantes fonctionnalités, on se retrouve confronté au problème classique de gestion d’un « boilerplate« . Le code se complexifie ce qui  augmente le nombre de classes PHP et fonctions nécessaires au bon fonctionnement de notre module/librairie/T800/… Pour palier à cela, bon développeur que nous sommes, mettons en place une architecture afin de remettre tout cela en ordre. Le résultat peut conduire à un certain nombre de fichiers qu’il nous faudra ensuite inclure dans notre projet : c’est à ce niveau-là que nous allons nous intéresser à ce que propose Sugar 7 avec son autoloader pour l’utilisation de « namespaces ».

Pourquoi utiliser l’autoloader de Sugar 7 ?

Plus nous avons de fichiers, plus il faudra les inclures à des moments stratégiques de l’exécution de l’application tout en prenant garde de bien nommer les différentes classes pour ne pas générer de conflits de noms. Bien souvent, c’est dans cette situation que nous allons nous retrouver :

Alors que l’on pourrait plus simplement avoir :

 

Grossièrement en PHP 5, l’autoloader permet de simplifier la gestion de nos inclusions de scripts et les « namespaces » vont permettre de regrouper nos éléments en les encapsulant. Le fichier PHP interrogé sera chargé « à la demande » lorsqu’il sera utilisé dans le script (exemple: « use SuperLibs\Helper\EasyStuffHelper » pour utiliser la classe « EasyStuffHelper » accessible via un chemin d’accès au fichier prédéfini

Sugar 7 dispose de son propre autoloader (« include/utils/autoloader.php ») que nous pouvons utiliser pour simplifier la gestion de nos fichiers et de nos classes. Il y a pour cela 3 moyens d’interagir avec.

1 – Modifier « composer.json » pour inclure ses « namespaces »

Préambule : Toute altération du fichier « composer.json » n’est pas considérée comme étant « upgrade-safe » par SugarCRM. Lors d’une migration, le « Health Check » bloque la montée de version si le hash du « composer.lock » ne correspond pas. Il est recommandé de conserver la version d’origine du fichier « composer.json » pour ce genre de situation.

Sugar 7 met à disposition son composer.json qui peut être utilisé avec composer afin d’altérer/augmenter les librairies utilisées dans Sugar. L’autoloader Sugar étant couplé avec celui de composer, l’ajout d’un module PHP par ce biais permettra de rendre ses sources accessibles au travers de l’application.
Voici un exemple parmi d’autres de ce qu’on a la possibilité de faire, pour cela nous allons dans le fichier « composer.json » afin d’inclure « superrepo/supermodule » :

Notre fichier « composer.json » est prêt à être utilisé, il nous faut donc ensuite mettre à jour nos librairies à partir de la commande « composer »

 

Notre librairie est maintenant chargée dans le dossier « vendor » et utilisable au travers de l’autoloader (le « namespace » a été inclus automatiquement dans « vendor/composer/autoload_psr4.php » et sera donc connu de l’application).

Après installation ou à chaque mise à jour d’une librairie, une « Réparation Rapide et Reconstruction » doit être faite afin d’inclure les potentiels nouveaux fichiers dans le « file_map » et le « class_map » cache de Sugar.

 

Si vous ne parvenez plus à vous rendre dans l’administration, il est possible que l’application soit devenue instable à cause du cache. Le mieux étant de supprimer intégralement son contenu afin qu’il soit recréé par Sugar : rm -rf cache/*

2 – Utiliser le « namespace » des scripts « custom » de Sugar 7

Sans modification particulière, il est possible d’utiliser des « namespaces » supportés par Sugar et utilisables à divers endroits comme dans les « Logic Hooks« .

Les plus observateurs auront vu que dans le fichier « composer.json » cité précédemment, une entrée indique le comportement de l’autoloader notamment dans la gestion des « namespaces » :

Il est donc possible de faire référence à une classe en utilisant directement les « namespaces » fournis par Sugar :

A chaque création de fichiers utilisant le namespace, une « Réparation Rapide et Reconstruction » doit être faite afin d’inclure le nouveau fichier dans le « file_map » et le « class_map » cache de Sugar.

3 – Déclarer son propre « namespace »

La solution 2 implique une dépendance à Sugar ce qui n’est pas forcement ce que l’on souhaite dans un contexte de librairie plus généralisé. Dans cette optique, il y a un moyen de déclarer à Sugar un ou des « namespaces » à inclure pour l’indexation de nos fichiers au travers de son autoloader.

Par défaut, si le 3e argument pour la définition du PSR (pour PSR-4 : « psr4 ») n’est pas précisé, l’autoloader utilisera PSR-0.

Il y a différents moyens d’altérer « SugarAutoLoader » que faire un appel à « custom/include/utils/autoloader.php » pour réécrire le fichier avec notamment l’utilisation du framework Extension qui dispose d’un point d’entrée « Utils » servant à ce genre de manipulation :

Ce type de modification à partir du framework Extension nécessite une « Réparation Rapide et Reconstruction », une fois effectuée, votre « namespace » est accessible comme partout ailleurs.

A chaque création de fichiers utilisant le namespace, une « Réparation Rapide et Reconstruction » doit être faite afin d’inclure le nouveau fichier dans le « file_map » et le « class_map » cache de Sugar.

Conclusion

Chaque solution a son lot d’avantages et d’inconvénients et dépend principalement de ce que l’on souhaite atteindre comme but pour nos développements. Il est relativement simple de passer du choix 1 au 3 mais la solution 2 peut nécessiter un important refactoring si vous deviez changer d’architecture dans le but d’externaliser votre code de Sugar. Gardez cela en tête si la question sur les « namespaces » venaient à se poser.

use Happy\Coding\With\Namespaces as SugarDeveloper;

Référence : https://developer.sugarcrm.com/2014/10/15/quick-tip-psr-0-namespaces-in-sugar-7/

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Yann B.

Développeur backend dans l’âme, je m’intéresse à ce qui touche au PHP, les technologies JS et les frameworks du moment qui façonnent le Web.

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